Ballade au couchant de Bernard Martinet
Dans le soleil couchant déclinant en vermeil
J'aime à déambuler, jouant les vagabonds,
A l'heure où les oiseaux retrouvent le sommeil
Au creux des fûts ventrus de fayards moribonds
La lune vient soudain au sortir d'un nuage
Eclairer de ses feux la très belle genette,
Paraissant un instant déposer son image
Sur les yeux globuleux de la jeune rainette.
Quand au-dessus du lac,se mire le sureau,
Cependant qu'un milan poursuit la blanche hermine,
Je ne me lasse point d'admirer sur cette eau,
Le crépuscule d'or du jour qui se termine.